Sports & spots

Paddle en mer pour débutant : partir, pagayer et revenir sans se faire piéger

10 min de lecture
Silhouettes de pratiquants de stand up paddle sur une mer calme au coucher du soleil

Débutant, vous pouvez faire du paddle en mer si vous choisissez bien votre jour et votre plage : mer calme, vent qui ne souffle pas de la terre, sortie courte près du bord, gilet porté, jamais seul.

Le droit (bande des 300 mètres, gilet, leash) est traité dans ce que dit la réglementation du paddle en mer ; ici, on parle des gestes.

Sommaire

Choisir la plage et l’heure

Une plage surveillée, un départ autorisé

Partez d’une plage surveillée et demandez où les paddles peuvent se mettre à l’eau : la SNSM (les Sauveteurs en Mer) conseille de s’adresser au loueur, à la capitainerie ou au poste de secours. La Fédération française de surf (FFS), délégataire du stand up paddle, demande d’éviter les zones de bain et de préférer les spots peu fréquentés.

Un chenal balisé de bouées jaunes permet parfois de s’éloigner du bord sans passer au milieu des nageurs. Il peut être affecté à d’autres activités, comme le kitesurf ou le scooter des mers (DIRM Méditerranée) : lisez ses pictogrammes ou interrogez le poste de secours.

L’heure : la brise de mer se lève en fin de matinée

En journée, la terre chauffe plus que la mer : l’air chaud s’élève et l’air marin, plus frais, vient le remplacer. Selon Météo-France, cette brise de mer s’initie en général en fin de matinée ou à la mi-journée et souffle vers la terre surtout l’après-midi, entre 15 et 30 km/h en moyenne, parfois jusqu’à 50 km/h. La brise de terre, plus faible, porte vers le large surtout en deuxième partie de nuit.

Le matin, l’eau est donc souvent plus calme. Mais en Méditerranée, dès que le vent se lève, la mer se forme très vite, prévient la préfecture maritime. Partez de jour, jamais seul, et prévenez un proche qui puisse suivre votre sortie et alerter les secours en cas d’inquiétude, comme le conseille le ministère chargé de la mer. La FFS demande aussi de ne jamais partir par temps d’orage ou par vent fort.

Se mettre à l’eau et passer les vagues du bord

Observez la mer quelques minutes : les vagues arrivent le plus souvent par séries, séparées d’accalmies. Si elles déferlent sans interruption, ou si celles qui se brisent au bord suffisent à vous déséquilibrer à pied, ce n’est pas un jour pour débuter.

  1. Entrez à pied, la planche à côté de vous, le nez vers le large, perpendiculaire aux vagues. Ne vous placez jamais entre la planche et la plage : une vague la projetterait sur vous.
  2. Avancez jusqu’à ce que l’aileron ne touche plus le fond, sinon la planche s’arrête net et vous tombez.
  3. Montez à genoux pendant une accalmie, les genoux de part et d’autre de la poignée centrale : avec le centre de gravité bas, une vague qui soulève l’avant a moins de chances de vous renverser.
  4. Pagayez franchement pour sortir vite de la zone où les vagues se brisent : selon le ministère, c’est là que le nageur court le plus de risques. Levez-vous seulement en eau calme.

Gardez le nez face aux vagues : prise de travers par une vague, la planche risque de se retourner. Pour le passage debout et le regard, voyez les erreurs des débutants.

Pagayer face au vent à l’aller

On part contre le vent, on rentre avec lui : à l’aller vous êtes frais, au retour le vent vous ramène. Debout, votre corps fait voile, et chaque rafale vous pousse.

Le vent de terre, piège de la mer plate

Un vent de terre souffle de la plage vers le large. Près du bord, il n’a pas encore parcouru assez d’eau pour lever des vagues : la mer paraît plate. C’est le piège que décrit la SNSM.

Les indices : face à la mer, le vent dans le dos, des drapeaux tendus vers l’eau, une mer lisse au bord et ridée plus loin. Le ministère chargé de la mer demande de se méfier du vent de terre et des courants de marée qui éloignent de la côte. Il dit aux débutants en planche à voile de ne pas sortir par vent de terre : en paddle aussi, restez à terre. Là où la marée est forte, vérifiez aussi ses horaires avant de partir. Pour la force et les rafales, voyez comment lire le vent et les rafales avant de partir.

Hérault Tourisme conseille de longer le bord : poussé par le vent, on parcourt de grandes distances en peu de temps. Prenez un repère sur la plage, drapeau ou bâtiment, comme le recommande le ministère : s’il se décale alors que vous pagayez vers lui, vous dérivez.

Tomber en mer et remonter sur la planche

La FFS demande d’être capable de retourner sa planche et de remonter dessus avant de pratiquer en mer : entraînez-vous d’abord là où vous avez pied.

  • Tombez sur le côté, à plat, loin de la planche. Ne plongez pas tête la première et remontez en protégeant la tête avec les bras, comme la FFS le demande sur les lacs : au bord de la mer aussi, le fond peut être proche et la planche juste au-dessus de vous.
  • Le leash, à la cheville comme le recommande le ministère, garde la planche près de vous.

Pour remonter, placez-vous sur le côté, à hauteur de la poignée centrale, la pagaie en travers. Une main sur la poignée, l’autre sur le bord opposé, battez des jambes pour vous hisser à plat ventre, puis ramenez les genoux. Si le vent a forci pendant votre chute, restez à genoux et rentrez.

Si le vent vous éloigne : les gestes qui ramènent au bord

Premier signe : vous pagayez vers la plage et votre repère ne grossit plus. Réagissez tout de suite.

  1. Demi-tour vers la terre la plus proche, même si ce n’est pas votre plage : tout endroit de la côte où vous pouvez aborder sans aide.
  2. À genoux : moins de prise au vent, plus de stabilité.
  3. Couché si vous n’avancez plus. Pour ramer contre le vent, Hérault Tourisme conseille de s’allonger sur la planche, la pagaie calée sous le torse.
  4. Si vous reculez malgré tout, restez sur la planche. Le ministère demande de ne jamais quitter son flotteur pour tenter de rentrer à la nage. « Pour être secouru, il faut être vu », rappelle sa fiche. Pour vous signaler, faites des mouvements lents et répétés de haut en bas, bras étendus de chaque côté : c’est l’un des signaux de détresse de l’annexe IV du règlement international pour prévenir les abordages en mer.
  5. Appelez le 196, gratuit depuis un fixe ou un portable, si votre téléphone est dans une pochette étanche ; par radio VHF, canal 16. Votre proche alerte s’il ne vous voit pas rentrer.

Par mer agitée, les flotteurs de loisir sont peu repérables, rappelle la préfecture maritime : le ministère conseille de porter des couleurs vives.

Rentrer et sortir de l’eau

Rentrez avant d’être fatigué. Au bord, le passage des vagues se refait dans l’autre sens :

  • repassez à genoux dès que la mer se creuse ;
  • arrêtez-vous avant la zone où les vagues se brisent, puis partez juste après une vague, en restant derrière elle ;
  • visez votre point de départ ou votre chenal, jamais la zone de baignade ;
  • descendez sur le côté, pieds en premier, dès que l’aileron risque de toucher le fond ;
  • sortez la planche à côté de vous, jamais entre vous et les vagues, puis prévenez votre proche.

Louer sur place : ce qu’il faut demander

Avant de partir, demandez au loueur ou, si vous louez en libre-service, au poste de secours de la plage :

  • la zone de pratique : point de mise à l’eau, chenal, limite à ne pas dépasser ;
  • le vent prévu, sa direction et son évolution dans l’après-midi ;
  • l’heure de retour, et que faire en cas de retard ;
  • la longueur de la planche : selon la fiche du ministère chargé de la mer, un paddle de loisir de moins de 3,50 mètres est un engin de plage, qui ne doit pas s’éloigner à plus de 300 mètres du rivage. Pour les différences de planches, voyez comment choisir entre paddle gonflable et rigide.

Cinq campings de l’Hérault sont équipés en stations Wave-Up de location en libre-service, à La Grande-Motte, Marseillan-Plage, Agde, Vias et Vendres. La location commence devant la station : son QR code ouvre la page de réservation dans le navigateur du smartphone, sans application à installer. Vous choisissez 1 h, 2 h, 4 h ou 8 h, payez par carte, et le casier s’ouvre par code ou QR code sur la planche, la pagaie et le gilet : enfilez le gilet avant de descendre à l’eau.

Chaque station est installée dans l’enceinte de son camping : les conditions d’accès sont celles de l’établissement ; renseignez-vous auprès de son accueil. Tous les détails pour louer un paddle dans l’Hérault. Vous dirigez un camping ou une base nautique en bord de mer ? Découvrez la station de location de paddle en libre-service et demandez un devis gratuit.

Questions fréquentes

Peut-on faire du paddle en mer quand on débute ?

Oui, sur une mer calme, par vent faible qui ne vient pas de la terre, près d’une plage surveillée, gilet porté et accompagné. La FFS demande de savoir nager et d’être capable de remonter sur sa planche. Elle invite à s’initier dans une école labellisée.

Comment passer les vagues du bord en paddle ?

Attendez une accalmie et entrez à pied, la planche à côté de vous, le nez face aux vagues. Montez à genoux quand l’aileron ne touche plus le fond et pagayez franchement jusqu’au-delà du déferlement. Si les vagues qui se brisent au bord suffisent à vous déséquilibrer à pied, ou si elles cassent sans interruption, remettez la sortie.

Faut-il un leash et un gilet en mer ?

Oui. Le ministère chargé de la mer recommande d’attacher le leash à la cheville, et la FFS demande de toujours l’utiliser jusqu’à 300 mètres. Hérault Tourisme demande de mettre un leash et un gilet de sauvetage en toutes circonstances. Ce que la loi impose selon la planche et la distance est détaillé dans l’article sur la réglementation.

Vaut-il mieux pagayer le matin ou l’après-midi en mer ?

Le matin, le plus souvent : selon Météo-France, la brise de mer s’initie en fin de matinée ou à la mi-journée et souffle surtout l’après-midi. Au petit matin, un reste de brise de terre peut toutefois porter vers le large, et un vent plus fort peut dominer la journée : le bulletin tranche.

Une première sortie qui se passe bien

Une plage surveillée, un matin sans vent de terre, le gilet porté, un proche prévenu et un demi-tour dès que votre repère cesse de grossir : avec ces réflexes, l’aisance vient sortie après sortie.

Sources

Partager : LinkedIn X Facebook WhatsApp

Max

L’équipe Wave-Up : lockers solaires et sports nautiques en libre-service.

Recevez le prochain article

Laisser un commentaire

Envie de passer du contenu à l’action ?

Estimez les revenus d’une station de location en libre-service sur votre site, puis demandez votre devis gratuit.

Demander un devis