À quoi ressemblera votre base nautique en 2030 ?
Réservation mobile, solaire, libre-service sans guichet, données : cinq mutations déjà en cours dessinent la base nautique de 2030. Tour d’horizon.

Juin, à la base de loisirs municipale. La baignade surveillée ouvre bientôt, les familles demandent où louer un paddle, et le conseil municipal hésite : gérer la location en interne, la confier à un opérateur ou laisser un loueur s’installer ?
Pour une base de loisirs, une base nautique ou une plage municipale, cet article compare quatre montages : la régie, la délégation de service public, le marché public et la convention d’occupation du domaine public. Vous y verrez ce que chacun impose, ce qui reste au maire et la place d’une station en libre-service.
| Montage | Qui exploite | Qui porte le risque |
|---|---|---|
| Régie | La collectivité, avec ses agents | La collectivité |
| Délégation de service public | Un délégataire | Le délégataire, rémunéré par l’exploitation |
| Marché public de services | Un prestataire | La collectivité, qui paie un prix |
| Convention d’occupation | Un opérateur, pour son compte | L’occupant, qui verse une redevance |
Entre marché et concession, tout se joue sur le risque d’exploitation. Selon le Code de la commande publique, un concessionnaire le supporte lorsque, dans des conditions normales, il n’est pas assuré d’amortir ses investissements ou ses coûts. La délégation de service public est une concession, conclue par une collectivité pour gérer un service public.
La collectivité gère le service avec ses moyens et ses agents. Selon le guide du Conseil d’État, la régie évite de créer une structure et laisse la collectivité maîtriser son service ; elle suppose en revanche du personnel compétent et la capacité d’investir.
Le délégataire gère le service et se rémunère sur l’exploitation. La procédure est encadrée :
La durée est limitée : au-delà de cinq ans, elle ne doit pas dépasser le temps raisonnablement nécessaire au délégataire pour amortir ses investissements. Chaque année, il remet un rapport sur ses comptes et la qualité du service.
Le marché de services. Un prestataire fait fonctionner l’activité contre un prix ; la collectivité garde recettes et risque. Le guide du Conseil d’État rapproche de ce cas la gérance, où la collectivité fixe seule les tarifs. Sous 60 000 € HT, un marché de fournitures ou de services, achat de matériel compris, peut se passer de publicité et de mise en concurrence ; à partir de 216 000 € HT, une collectivité doit suivre une procédure formalisée.
La convention d’occupation. Un loueur ou un club s’installe sur le domaine public pour son propre compte. Son titre est temporaire, précaire et révocable, et donne lieu à une redevance ; il est en principe mis en concurrence.
Attention à la frontière : un contrat qui concède un service tout en occupant le domaine public suit les règles des concessions. Le juge l’a déjà décidé pour des sous-concessions de plage où l’exploitant devait veiller à la sécurité de la baignade. Si vous imposez des obligations de service à l’occupant, faites vérifier le montage.
Quel que soit le montage, le maire exerce la police des baignades et des activités nautiques pratiquées depuis le rivage avec des engins de plage ou non immatriculés (en mer, jusqu’à 300 mètres de la limite des eaux). Les missions de police ne se délèguent pas, sauf texte l’autorisant. Sur le littoral, le maire délimite des zones surveillées et fixe des périodes de surveillance, hors desquelles baignade et activités nautiques se pratiquent aux risques et périls des intéressés.
Une baignade d’accès payant doit être surveillée en permanence, pendant les heures d’ouverture, par du personnel titulaire d’un diplôme délivré par l’État ; une baignade gratuite aménagée et autorisée, par du personnel diplômé. Si l’État a concédé la plage à la commune, celle-ci reste responsable des obligations de surveillance, d’équipement et d’entretien fixées par la concession, même si elle confie des activités à des exploitants.
Le montage décide surtout de qui l’achète. En régie, la collectivité l’achète par un marché de fournitures et organise l’encaissement. En délégation, le délégataire peut en être chargé : nécessaire au service, elle est alors un bien de retour, en principe propriété de la collectivité (voir la FAQ). En occupation, l’occupant l’installe sous son titre.
La station Wave-Up tient sur environ 1,7 m² : 8 emplacements pour planches de stand up paddle ou de surf, 8 casiers pour gilet, leash et pochette étanche, panneaux solaires et batterie intégrés, sans raccordement électrique. L’acheteur fixe ses tarifs, dans le cadre du contrat s’il est délégataire (voir fixer le prix de location).
Deux formules existent chez Wave-Up. En formule accompagnée, l’acheteur verse 20 % du chiffre d’affaires de location en échange de l’application web de réservation et de paiement, de la gestion des locations et du service après-vente (maintenance non incluse). En formule autonome, il garde 100 % des recettes, sans ces services. En régie, voyez avec votre comptable public comment seront encaissés les paiements en ligne.
Oui : le CGCT ouvre la délégation à toutes les collectivités territoriales. Sous 3 500 habitants, la commission réunit le maire et trois conseillers municipaux. La CCSPL n’est obligatoire que dans les communes de plus de 10 000 habitants.
En principe, oui : depuis le 1er juillet 2017, un titre permettant une activité économique suit une sélection préalable avec publicité. Une simple publicité suffit pour une occupation de courte durée ou un nombre d’autorisations non limité. Voyez notre guide pour installer un distributeur automatique en extérieur.
Cela dépend d’abord du contrat. S’il ne dit rien, un bien acquis par le délégataire et nécessaire au service appartient à la collectivité dès son acquisition ; amorti, il lui revient gratuitement en fin de contrat. Le contrat peut aussi prévoir une faculté de reprise par la collectivité, contre un prix convenu ou gratuitement.
Non : la police des baignades et des activités nautiques reste au maire, quel que soit l’exploitant. Voyez aussi la réglementation du paddle en mer et l’assurance et la responsabilité du loueur.
La régie garde la maîtrise et la charge ; la délégation transfère le risque, au prix d’une procédure encadrée ; le marché laisse le risque à la collectivité ; l’occupation laisse l’activité à l’occupant. Voyez ensuite comment équiper une plage municipale, puis demandez un devis Wave-Up : gratuit, sans engagement, réponse sous 24 heures ouvrées.
Côté candidat, la convention d’occupation obéit à des règles précises : le titre dépend du mode de pose, lesté ou scellé, la redevance tient compte des avantages procurés au titulaire et quelques exceptions écartent la sélection préalable. Notre guide pour occuper le domaine public avec une activité de loisirs les détaille article par article.
Réservation mobile, solaire, libre-service sans guichet, données : cinq mutations déjà en cours dessinent la base nautique de 2030. Tour d’horizon.
Seuils d'accueil des campeurs, déclaration en mairie, bail avec un exploitant, responsabilité, assurance et imposition des loyers : les règles, sources officielles…
Subventions régionales, prêts Bpifrance, crédit-bail : ce qui est ouvert, clos ou à vérifier au 17 septembre 2026 pour financer un nouvel…
Estimez les revenus d’une station de location en libre-service sur votre site, puis demandez votre devis gratuit.